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Et si, cette fois, nous vous emmenions, à travers cet edi co danule coulises - parfois, bien animées - de la préparation d'une plaquette de ciné-club ?
À vous de vous amuser à reconnaitre chacun et chacune des protagoniste. Vous nous connaissez bien, maintenant.
Pour elle-ci, nous étions encore six. Facile, ça. Cinq de l'équipe fondatrice, plus un ou une. Facile aussi.
L'une ou l'un de nous va nous quitter à la fin de cette saison, et nous le regretterons pour une foule de raisons : son travail de mise en page de la plaquette, bien sûr, mais aussi - et surtout - sa bonne humeur constante, son rire et son sourire.
Nous serons donc cinq à vous proposer la saison 2026-2027. Car - vous l'ignorez peut-être - lorsque vous recevez l'exemplaire de septembre à décembre, tout, ou presque, a déjà été travaillé, jusqu'au moindre détail... jusqu'au mois de juin de l'année suivante.
C'est là, en effet, notre premier souci : vous offrir une sélection à la fois variée et cohérente.
Et c'est déjà, en soi, une difficulté.
Variée, cela signifie ne pas privilégier telle ou telle cinématographie, telle ou telle période, tel ou tel genre. Parmi nous, l'un ou l'une est davantage attirée par le cinéma asiatique, une autre par les films européens; l'une par les films de genre, l'autre par ceux qui jouent davantage avec la distance ou l'absurde; l'une se tourne volontiers vers le patrimoine, quand l'autre privilégie le cinéma contemporain.
Ça va? Vous vous y retrouvez toujours ?
Une première grande réunion nous amène à confronter nos idées, nos envies, et à faire émerger de grandes thématiques capables de les rassembler - ces petits bandeaux de couleurs au bas de chaque fiche, tels que « Vous avez dit loufoque? » ou encore « Cool kids / Bad kids ».
Bien sur, tout cela se fait dans le respect de l'une de nos règles fondatrices : parvenir, chaque saison, à une parité parfaite. Objectif atteint - reconnaissons-le - au prix de quelques ruses, tant l'invisibilité des réalisatrices a marqué une grande partie du XXe siècle.
Qui donc a présenté le film d'un réalisateur européen des années 1950 comme un film de femme, parce que son scénario est signé par une grande écrivaine ?
Le débat engagé en réunion se poursuit ensuite pendant plusieurs semaines par mail, jusqu'à la validation de notre liste par l'Opéraims. Et jusqu'à ce moment-là, aucune d'entre nous n'est sûre de rien.
Naît alors la frustration des films devenus indisponibles: qui, parmi nous, regrette tant de ne pas pouvoir vous présenter On achève bien les chevaux de Sydney Pollack, ou encore Daughters of the dust de Julie Dash ?
Mais ça y est : fin avril, tout est à peu près bouclé. Et tous et toutes oublions nos frustrations d'apprentis programmateurs — car c'est un vrai métier! - pour être très fiers de vous emmener dans un nouveau voyage à travers le temps et l'espace : de 1934 à 2025, de l'Europe dans toute sa diversité au Japon, à l'Argentine et aux États-Unis, du Canada au Mexique et à l'Iran.
Les thèmes seront tout aussi variés: des amours improbables aux chemins partagés, d'un face-à-face avec l'Histoire aux corps en lutte. Des auteurs et autrices très connues, mais aussi d'autres plus éloignées du devant de la scène.
Mais nous avons confiance en votre curiosité et votre envie de découverte pour partager avec nous tous ces chemins.
Notre récompense, c'est vous - et l'enthousiasme dont vous nous faites souvent part, avec un « Merci d'avoir ressorti ce film ! » ou encore « Quelle belle découverte ! », à la sortie des échanges, et parfois même sur le trottoir devant l'Opéraims.
Terminons cet édito de manière ludique: nous avons remplacé les noms des animateurs et animatrices des quinze premières séances par un point d'interrogation... Saurez-vous retrouver qui fait quoi?
Nous présentons, au premier semestre, chacun et chacune trois films.
La programmation : https://www.operaims.fr/cine-club/
